mercredi 12 juillet 2017

L'enfer sur terre

10 juillet - Landevant - Concarneau

On m'avait bien parlé du relief breton, mais là, j'ai compris ma douleur ! Une succession ininterrompue de côtes et de descentes raides, pas un seul kilomètre plat, même dans les villes, pour vous remettre les jambes en place. Et le vent d'ouest de face, en plus. J'avais juste envie de m'asseoir sur le bas-côté et de pleurer. C'est la pire étape jusqu'à maintenant. J'ai vraiment décoiffé la girafe  aujourd'hui. Le temps est devenu gris et frais. On annonce la pluie pour demain.

Allez, une petite Pataterie pour se remettre le cœur à l'endroit ? C'est ma première incursion dans ce genre de restaurant de zone commerciale. Et ma foi, ces plats bien roboratifs à base de pommes de terre, de charcuterie et de fromage, accompagnés d'un petit verre de vin, sont parfaits dans ces situations extrêmes.

Ce tour de France "cyclotouristique" vous pousse en réalité à éviter les centre-ville pour gagner du temps et trouver à coup sûr un hôtel bon marché. Je n'ai pas vu Pont l'Abbé ni Concarneau, mais j'ai bien aimé Pont Aven, qui mérite sa réputation.

lundi 10 juillet 2017

La vraie vie

9 juillet - La Roche Bernard - Landevant.

Quand  je  n'écris pas dans le blog, c'est que je suis occupée à vivre la vraie vie ! Et hier, j'ai été servie en rencontres régénérantes.

J'ai commencé par une visite à Ste Anne d'Auray, le Lourdes breton. Je pense avoir gagné mon paradis en écoutant tous les maux passés, présents et à venir de la patronne de café qui a tamponné mon carnet de route. Quand je l'ai quittée, elle allait déjà mieux...

En arrivant dans la petite ville de Landevant endormie et  écrasée de chaleur en ce dimanche après-midi, sur qui tombe-je pour m'indiquer le chemin de la chambre d'hôtes ? Sur les 2 patrons de la pizzeria située à 10 m de la chambre, et qui justement allaient ouvrir. Bonne pioche.

Ma taulière, Patricia, une accorte quinquagénaire toujours en mouvement, devient vite une amie. Ne pouvant vivre ses rêves pour le moment, elle vibre à la vie de ses clients avec un enthousiasme réjouissant.

J'ai une demi-heure à tuer avant d'avoir ma pizza. Je décide de la passer à la cave à vins - 10 m aussi, c'est le triangle d'or breton. Il s'échappe de cet endroit des chants joyeux, mais pas avinés, un karaoké de cheveux blancs. Je commande ma bière, 2 hommes réjouis viennent s'asseoir et écoutent Hervé Villard et Claude François en s'esclaffant sur les goûts du patron"bon à mettre en maison de retraite". "On ira le voir le dimanche après midi" disent-ils à sa femme qui ne peut s'empêcher de rire de bon cœur. "S'il n'a pas fugué !" (ça, c'est de moi)

Ma pizza sous le bras,  je regagne mes pénates pour dîner avec Patricia et sa mère Rachel. Nous devisons de tout et de rien dans la douceur du soleil couchant, heureuses de faire connaissance et de nous trouver des goûts en commun.

Une soirée toute simple, mais avec le plein de chaleur humaine qu'on apprécie en voyage...

PS : vous aurez remarqué que mon secrétariat est à la traîne. Mes journées sont remplies de km et manquent de temps. Et je pianote d'un doigt... Je réponds demain à tous vos messages, c'est promis !

samedi 8 juillet 2017

Séjour royal

8 juillet - St Nazaire - La Roche Bernard

De temps en temps, il faut savoir ménager sa monture pour voyager loin. En l'occurrence et n'ayant pas trop le choix, il m'est apparu comme une évidence de passer la nuit dans un manoir de belle apparence à La Roche Bernard.

Ce manoir a la particularité d'être situé dans le Morbihan, juste séparé de la Loire Atlantique par un petit étang d'une dizaine de mètres. Me voici donc en Bretagne ! Yes ! J'ai déjà moins l'impression d'avoir pédalé dans la choucroute...

Toutes sortes de gens séjournent ici. J'ai vu passer des jeunes filles évanescentes dans le style Modigliani, des couples d'Anglais bon chic bon genre, deux cyclistes faisant leur propre tour de France, une grande famille rassemblée autour des grands parents sont c'était l'anniversaire, avec une des petites-filles caressant amoureusement le crâne de son papy adoré. Tout cela est très distrayant pour une cycliste solitaire...

Il fait une chaleur d'enfer dans ma chambre sous le toit. Mes jambes sont levées contre le mur, dans l'attente d'un hypothétique dégonfement. Demain, la pluie est annoncée, je vais mieux rouler...

Tracas de cycliste

7 juillet - St Hilaire de Riez - St Nazaire

De galère en galère ces dernières 24h.

D'abord le pont de St Nazaire en fin de journée de vélo + jour de départ en vacances. Miam ! 3 km à pied au milieu des voitures sur un pont tout vibrant, on a vu mieux pour un moral vacillant.

Après, il a fallu faire des détours et des contours pour trouver le Campanile dans une ZAC post romantique.

Tout cela sans internet pour me guider (depuis le début). J'avais essayé de me faire dépanner dans l'après midi, mais bernique. Une deuxième tentative ce matin, avec de nouveau un assistant plein de pitié qui ne comprenait pas pourquoi je n'avais pas le 2.0 comme langue maternelle.

Et enfin, un technicien à la voix de Barry White, et la bienveillance qui va avec. Aaaaah ! Je suis toute à toi,  Barry ! Commande et j'obéirai ! Nous avons tout essayé. Chaque fois qu'on aboutissait à une impasse, loin de se décourager, son intérêt était ravivé. Finalement, au bout d'une heure, nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre (virtuellement), à la vue du H salvateur d'Internet. Il m'a quand même avoué que mon téléphone réagissait très bizarrement, ce qui confirmait mon sentiment depuis le début.

Barry, je t'aime !

Maintenant, je vais pouvoir naviguer sans avoir à faire appel à l'autochtone toutes les 30 secondes, et ça va me changer la vie. Pour fêter cette nouvelle étape de ma vie, je me suis offert une gigantesque salade de gésiers dans un petit restaurant de village et je fais une étape de 25 km, canicule et matinée gachée obligent.

J'avais pris des chouettes photos du restaurant, mais Blogger ne les accepte pas. Barry, au secours !

jeudi 6 juillet 2017

Vitesse de croisière ?

6 juillet - Puyravault - St Hilaire de Riez

Aujourd'hui, j'ai fait plus de 100 km et je ne suis pas plus fatiguée qu'après une bonne journée de plage. Incroyable...

Les soirées se suivent et ne se ressemblent pas.

Hier, dans la maison d'hôtes de Puyravault, ambiance cocooning chaleureuse et joyeuse (grâce au délicieux vin à l'épine noire, qui ressemble au résiné).

Aujourd'hui, soirée solitaire dans une location de vacances sans serviette, ni gel douche,  ni papier toilette, qu'il a fallu mendier à l'accueil. Ah là là ! Vivement  ma prochaine maison d'hôtes !

Bonne nuit !

mercredi 5 juillet 2017

Grosse chaleur

5 juillet - Rochefort-Puyravaut

Une étape courte pour tester la bête, mais sous un soleil impitoyable. Les genoux ont bien résisté, et le Bion 3 à effet retard m'a permis de garder l'énergie tout au long de la journée, sans trop transpirer.

Rien de particulier jusqu'ici, alors je reviens sur le dîner d'hier soir à Rochefort, et sur mon dada depuis mon premier tour de France, quand j'avais passé une nuit dans un camping fréquenté exclusivement par des familles hollandaises.

J'avais été frappée de voir les pères s'occuper tellement  bien de leurs enfants qu'on n'entendait ni cris, ni pleurs, ni caprices, juste des enfants joyeusement occupés à s'amuser.

Hier, même topo. Ce père à expliqué le menu à ses 3 jeunes enfants, puis il les a accompagnés individuellement au buffet en leur détaillant chaque entrée, ensuite ils sont revenus à table pour se mettre d'accord sur la commande, non sans être tous passés calmement aux toilettes. Et leur repas s'est passé entre gens de bonne compagnie. Fascinant. Ils pourraient en remontrer à bien des Français...

Bon, c'est pas le tout, mais je  commence à tarauder à sec. C'est l'heure de l'apéro à la chambre d'hôtes. À demain !

mardi 4 juillet 2017

Pause technique

4 juillet - Rochefort

Toute la nuit, mes jambes se rappellent à mon souvenir. Je confère avec moi-même et décide de leur consacrer une journée de repos. Je dois épargner ma breloque. Un médecin me donne gel et comprimés pour repartir... tout de suite !

Quoi ? Mais je n'ai pas encore vu l'Hermione ! En fait d'Hermione et de tourisme, je n'aurai vu que le Burger King et le Piment Rouge de cette zone indéfinissable du Brillouet. Trop fatiguée, juste envie de dormir tout l'après-midi. Demain, je remets ma casaque...